LES TRADITIONS DES FETES DE FIN D’ANNEE EN GRECE
Le soir de Noël en
Grèce, c’est quand?
Le soir du
24 décembre marque la fin d’un jeûne de 40 jours. Les Grecs
font donc un bon repas le soir de Noël. Néanmoins, le
réveillon est plutôt célébré le 31
décembre au soir (à minuit). Le Père Noël est alors
incarné par Saint Basile et l’on partage la « Vassilopita » et les cadeaux. Cette tradition
remonte au IVème siècle lorsque Saint
Basile, alors Evêque de Césarée, s‘engagea dans un
combat contre la famine. Il trouva un moyen de distribuer les pièces aux
pauvres en les cachant dans une pita (gâteau).
Sapin ou bateau de
Noël
Traditionnellement,
les Grecs décorent leurs maisons de bateaux au lieu du
célèbre sapin de Noël. A l’origine, les familles de
marins exprimaient ainsi leur gratitude pour le retour en toute
sécurité du père et des fils de la maison, et cette
tradition se poursuit aujourd’hui encore.
Les » Kalanda »: les chants de Noël
La veille de
Noël en Grèce (le 24 et le 31 décembre), les enfants chantent
des Kalanda. Ce sont des chants de Noël grecs.
Ils sont accompagnés généralement d’un simple
triangle et chantent soit dans la rue, soit de maison en maison. Afin de les récompenser,
il est de bon ton de leur offrir quelques pièces ou chocolats. Partout en
Grèce, de nombreuses chorales chantent dans les rues.
L’Epiphanie ou Théophania le 6 janvier
Le jour de
l’Epiphanie en Grèce, est appelé Théophania
et on célèbre ce jour-là plutôt le jour du
baptême de Jésus par Saint Jean-Baptiste. Ainsi, durant cette célébration,
le prêtre bénit les eaux de la mer ou de la rivière et
jette une croix dans l’eau. Les jeunes gens téméraires se
jettent alors à l’eau (souvent très fraîche en cette
période) afin de récupérer la croix. Celui qui la
ramène à la surface est béni par le prêtre et son
exploit lui porte chance toute l’année. Cette tradition
s’appelle aussi « Ta Fota ».
Les « Kallikatzari »
Dans la
mythologie populaire, les « Kallikatzari »
sont des sortes d’horribles gnomes qui rongent l’arbre sur lequel
est posée la Terre. Ils font ça tant et si bien qu’à
la fin de l’année, il ne reste plus qu’une petite
écorce à grignoter. Le monde est en danger, il risque fort de
s’écrouler ! A Noël, les « Kallikatzari »
sont attirés par l’odeur des gâteaux et reviennent à
la surface. Ils en trouvent laissés à leur intention devant les
maisons et les dévorent. Ainsi contents et rassasiés, ils
s’amusent à semer la pagaille dans les villages. C’est la
raison pour laquelle, il ne vaut mieux pas trop s’aventurer dans les rues
le soir de Noël et rester en famille. En effet, le lendemain, les gens
constatent les dégâts de la nuit précédente : jarre
de vin ouverte, saucisses grignotées et objets volés ou
renversés. Après avoir fait des bêtises durant toute la
période des fêtes, le jour de l’Epiphanie, ces affreux « Kallikatzari » retournent sous terre pour
continuer leur oeuvre malfaisante. Mais voilà que l’arbre de la terre
a eu le temps de se reconstituer entre temps. Alors le monde est sauvé !
….jusqu’à l’année suivante.
Les traditions culinaires
de Noël
Comme
à leur habitude, les Grecs ont une grande tradition culinaire qui
accompagne les fêtes de Noël en Grèce, d’autant plus
que Noël vient marquer la fin d’un jeûne de 40 jours.
Les
gâteaux de Noël : il en existe deux
sortes les « Mélomakarona »,des biscuits au miel et noix, ainsi que les « Kourabiédès », des biscuits aux
amandes, recouverts de sucre glace. On en trouve dans toutes les boulangeries,
mais le mieux est encore de les préparer soi même.
Le « Christopsomo » vient accompagner le repas de
Noël. Il se présente sous la forme d’un pain rond sur lequel
est dessiné une croix byzantine. À partir du mois de
décembre, on trouve ces gâteaux partout ! Le plus souvent, les
familles les cuisinent ensemble, mais dans les grandes villes, les gens
pressés peuvent les acheter dans n’importe quelle boulangerie.
La « Vassilopita » est dégustée le 31
au soir pour célébrer Saint Basile. Il s’agit d'une sorte
de brioche aromatisée à la fleur d’oranger. Mais il existe
de nombreuses variantes à base d’amandes. A l’intérieur
de la vassilopita, une pièce est
cachée. Pour le partage, on réalise autant de parts qu’il y
a de convives et l’on en ajoute quatre supplémentaires : une pour
le Christ, une pour la Vierge Marie, une pour Saint Basile et une pour le
pauvre. Celui qui découvre la pièce sera chanceux et heureux tout
au long de l’année.
La
grenade, signe de prospérité et de fertilité
Le jour du
Nouvel An, la tradition est de jeter une grenade devant le seuil de sa porte,
après l’avoir préalablement fait bénir. La grenade
est symbole de prospérité et de fertilité et elle porte
bonheur. Vous en verrez d’ailleurs souvent dans les magasins de
souvenirs.
Une recette de gâteaux grecs
Les Kourabièdès
Ingrédients pour 5
personnes :
Pour 40 petits biscuits
_
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_ 1 jaune d'oeuf
_
_
_ 1 c à soupe d'eau
de fleur d'oranger
Pour la finition :
_ eau
de fleur d'oranger
_ sucre glace
Préparation :
Battre le
beurre jusqu'à ce qu'il blanchisse. Ajouter le sucre glace, le jaune
d'oeuf et l'eau de fleur d'oranger tout en continuant de battre. Concasser les
amandes. Les faire revenir légèrement à sec dans une
poêle. Les incorporer au mélange. Ajouter la farine en
mélangeant jusqu'à obtenir une pâte malléable. Prendre
une cuillerée de pâte. Faire une boulette, l'aplatir
légèrement. Faire de même jusqu'à épuisement
de la pâte. Mettre au four préchauffé à 170° C pendant
une dizaine de minutes. Au sortir du four, verser quelques gouttes de fleur
d'oranger.
Alors qu'ils
sont encore chauds, plonger les biscuits un par un dans le sucre glace.