PARUTIONS fin 2017-début 2018

 

 

Marianne, face aux Balkans en feu 

 

de Nicolas Pitsos

 

Perceptions françaises de la question d'Orient à la veille de la Grande Guerre

 

Editions L’Harmattan   470  pages

 

Parution : juin 2017                 Prix : 37,05 €

 

 

En esquissant les différentes perceptions des conflits liés à la question d'Orient, à la veille de la Grande Guerre, dans l'espace médiatique français, cet ouvrage nous informe des pratiques journalistiques, des goûts du public, de l'importance croissante des correspondants dans la médiatisation de la guerre et de l'exigence d'une couverture sensationnelle, directe et omnisciente des évènements. On retrouve des sujets plus que jamais d'actualité, la construction de l'identité nationale, le multiculturalisme, la définition de l'Europe et son action, la laïcité, le racisme, la xénophobie, les représentations de l'Orient-Occident, les questions géopolitiques du Moyen-Orient et des Balkans.

 

 

 

 

Deux fois né

 

de Constantin Alexandrakis

 

Editions « Verticales »    Gallimard          304 pages

 

                                      

Parution : 12 octobre 2017                    Prix : 20,50 €

 



Ce récit autobiographique part d'un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n'a tout simplement jamais su qu'il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du «Géniteur», un sexagénaire peu coopératif sinon fuyant. L'enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle. En chemin, l'auteur aura évoqué son initiation à la mythologie antique et au grec moderne, ses crises de démangeaison, l'obtention d'un CAP de charpentier, mais aussi la visite d'un dispensaire autogéré à Thessalonique, un séjour sur l'île rebelle d'Ikaria et les liens hallucinatoires du peyotl mexicain avec l'art de la « mètis » chère à Ulysse.

Dans une langue nerveuse et débridée, nourrie de ses propres doutes, « Deux fois né » dévoile un homme aux prises avec les simulacres de l'identité et nous offre une épopée envoûtante et concrète de la bâtardise.

 

 

 

Le_vol_vase_Eracles_cov.inddVol du vase d’Héraclès

de Cyrille Ballaguy

Editions Nord Avril

Parution avril 2017

85 pages                 Prix : 20 €

www.nordavril.com

 

 

Un matin, les informations télévisées annoncent le vol de huit vases grecs au musée de Boulogne-sur-Mer. Ariane, une collégienne de 6e, décrit à son camarade Thomas la particularité de ces objets dérobés : « En gros, ce sont des vases très vieux qui représentaient un super héros de l’époque, Héraclès, enfin… Hercule ».

Alors qu’ils sont en voyage de classe au Palais des beaux-arts de Lille, Ariane et Thomas, enfermés par inadvertance dans le musée, souhaitent profiter de l’aubaine pour visiter les salles désertes à leur guise. Mais, rapidement, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas seuls dans les lieux : trois personnages assez étranges, aux noms et aux habits bizarres, s’intéressent aux vases grecs et, plus particulièrement, à l’un d’entre-eux : un vase à parfum représentant Héraclès domptant le taureau crétois de Minos.

Si ce roman jeunesse (pour les 9-10 ans) est très actuel, avec la description de jeux vidéo, des références à des personnages de comics ou de bandes dessinées, avec l’utilisation d’Internet et de téléphones portables, il est truffé de références plus ou moins explicites à l’Antiquité, en particulier aux figures mythologiques, un domaine que l’auteur connaît bien. Cyrille Ballaguy est en effet en doctorat de muséologie à l’Université de Lille, étudiant les nouvelles médiations dans la valorisation des collections muséales du Nord-Pas-de-Calais à travers, précisément, l’exemple d’œuvres inspirées des épisodes de la mythologie classique dans les musées des beaux-arts. Si on peut penser que l’écriture de ce roman fut un moment récréatif pour son auteur, entre la rédaction de deux chapitres de thèse, ce n’est pas seulement de cela qu’il s’agit. La fable romanesque peut en effet être un bon moyen de faire de la médiation sur ces objets mal connus que sont les vases grecs antiques et sur la mythologie classique, partout présente. Peut être des enfants, après avoir lu cette intrigue, souhaiteront-ils suivre le fil d’Ariane et de Thomas, au Musée des Beaux-arts de Lille et au Château-Musée de Boulogne-sur-Mer.

 

 

Contes des sages de la Grèce antique

de Patrick Fischmann

 

 

 

Editions du Seuil

 

Parution 17 février 2017         

 

160 pages          Prix : 19,90 €

 

 

 

 

Ce recueil nous porte au cœur de la pensée ancienne, dans un entrelacs de récits mythologiques, d’échos, dialogues et métaphores passés au souffle des sages qui inventèrent la philosophie.

On rencontre Dionysos, Thésée, Pan, Chiron, Héraclite, Socrate et Épicure. On suit Diogène dans les rues d’Athènes et le dieu gouailleur Momos. On entend les voix sublimes d’Orphée, d’Apollon, d’Arion, de Sapho. On contemple la beauté d’Aphrodite et l’on voit paraître l’Odyssée. Diotimée la devineresse nous invite dans sa grotte. Platon, Aristote, Empédocle nous parlent. Et Gygès, Eratosthène, Pythagore, Périclès, Hercule, Anaxagore… Puis, les Muses et les nymphes nous conduisent vers Pygmalion, qui met au monde l’âme de la Grèce.

Un voyage ingénieux et coloré où le miroir des dieux et des héros se reflète dans l’esprit des philosophes. L’auteur y réveille l’antique sagesse pour réensemencer notre vision du monde.

Patrick Fischmann signe ici son douzième titre dans la collection des Contes des sages. Un livre tout en finesse, servi par une iconographie somptueuse.

 

 

De l’Asie Mineure à la Turquie

de Michel Bruneau

 

CNRS Editions

 

Parution : Avril 2017         256 pages          Prix : 38 €

 

 

 

 

 

Ayant fait successivement partie des empires romain, byzantin, ottoman, le territoire de l'Asie Mineure et de la Thrace orientale a été d'abord hellénisé, puis turquisé. À l'issue de la Première Guerre mondiale, et avec le démantèlement de l'Empire ottoman, il devient le territoire national de la jeune République turque. Le pouvoir nationaliste des Jeunes Turcs puis des Kémalistes, appliquant une politique d'« ingénierie démographique » visant à l'éradication des minorités chrétiennes – Arméniens, Grecs, Assyro-Chaldéens –, a imposé dans la première moitié du XXe siècle une homogénéisation ethno-nationale, au prix d'événements traumatiques – massacres, purifications ethniques, génocide. Il s'est trouvé ensuite confronté au défi de l'assimilation de sa minorité musulmane kurde. Ces événements violents ont provoqué la dispersion de ces populations minoritaires en diasporas, auxquelles s'ajoute désormais la communauté transnationale turque plus récente, projection éclatée de l'espace anatolien sur l'Europe et le monde. Un lien mémoriel fort continue de relier la plupart de ces populations diasporiques avec leurs « patries perdues ».
En s'intéressant aux interfaces maritimes et continentales du territoire turc, ainsi qu'aux diasporas et au transnationalisme des peuples d'Asie Mineure, l'auteur nous donne, par une approche géo-historique, des clés de compréhension de cet espace péninsulaire entre Europe et Asie, et des peuples qui l'ont habité.

Prix René Pierre Louis Bessières 2016 de la Société de Géographie

Michel BRUNEAU Géographe et helléniste, directeur de recherche émérite au CNRS, Michel Bruneau est notamment l'auteur de « Diasporas et espaces transnationaux » (2004) et « L'Asie d'entre Inde et Chine » (2006).



L’ultime humiliation

de Rhéa Galanaki

 

Edition Galaade      Traduction : Loîc Marcou    304 pages   24 €

 

 

 

 

Rhéa Galanaki dresse un triple portrait dans L’Ultime Humiliation : celui de deux vieilles dames au caractère bien trempé (elles se sont rebaptisées Tirésia et Nymphe et vivent dans un foyer-appartement) et celui d’Athènes, la ville à l’histoire grandissime et au quotidien révolutionnaire.

Nous sommes en effet en 2012. Athènes vit et subit la crise, les Athéniens n’ont alors pas encore abdiqué devant le rouleau compresseur européen et la rue athénienne s’en ressent. Les deux femmes vivent les événements par procuration depuis leur appartement, à la télé, devant leur fenêtre tout en caressant le chat Balthazar, par la venue dans leur antre de quelques acteurs de la révolte.

Et puis, un jour, elles veulent se confronter à la réalité, rejoindre le peuple des invisibles, et discrètement s’évadent. Elles mettront de long mois à retrouver le chemin du foyer… Rhéa Galanaki ne se contente pas de dresser un portrait indirect de la tragédie grecque, elle glisse tout au long des aventures de Tirésia et Nymphe quelques pistes historiques sur ses causes.

 


L’indécence touristique

Comment voyager en Grèce à l’heure de la crise

 

de Hécate Vergopoulos

 

Edition L’Harmattan 

 

Parution : 3 mai 2017            160 pages          Prix : 19 euro

 

 

Peut-on concilier misère et soleil ? Comment faire l'expérience d'une destination quand le pays dont elle est le nom vit de plein fouet une crise telle qu'elle en défigure les peuples autochtones et en frelate les paysages récréatifs ? En donnant la parole aussi bien aux touristes qu'aux acteurs économiques, ce livre entend étudier la manière dont la crise impacte, ou non, le sens de la pratique touristique. Le tourisme est aujourd'hui traversé par une crise de valeurs à laquelle l'industrie touristique ne souhaite pas apporter de réponse, laissant le champ libre à des acteurs locaux pour inventer une autre manière d'être touriste.

Hécate Vergopoulos est maître de conférences au CELSA (Université Paris-Sorbonne) et chercheuse au GRIPIC (Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur les Processus d'Information et de Communication). Ses travaux portent sur le tourisme. Elle s'intéresse aujourd'hui à la "dysphorie touristique" (fatigue, ennui, perte de sens à l'épreuve de la pratique touristique).

 

 

 

Kaliméra, séjours et songes en terre grecque 

de Nicole Dubois-Tartacap

Edition Transboréal                Collection : Le Voyage en Poche      

 

Parution 7 décembre 2017           432 pages                   Prix : 13,90 €

 

 

Trop souvent réduite à sa seule gloire antique, la Grèce dévoile au détour de ces pages son visage d’aujourd’hui. Nicole Dubois-Tartacap voyage en effet depuis quatre décennies des îles Ioniennes à l’Asie Mineure, de Thessalonique jusqu’à la Crète. Évoquant la splendeur byzantine, les siècles d’oppression musulmane ou la résistance à l’occupant allemand, elle navigue entre histoire, traditions, langue et vie quotidienne. Avec habileté, elle entrelace le chant d’Homère et la parole des poètes grecs contemporains, fait moisson de rencontres, d’émotions ou d’anecdotes, et donne à comprendre l’âme grecque, tiraillée entre Orient et Occident, entre insularité et continentalité, livrant ainsi le témoignage d’une passion accomplie.