MANIFESTATIONS A PARIS ET PARUTIONS

Janvier 2022

 

Exposition PARIS – ATHÈNES Naissance de la Grèce moderne 1675 1919

Au Louvre du 30 septembre au 7 février 2022

 

 

Pour célébrer en 2021 le bicentenaire de l'indépendance de la Grèce et les 200 ans de l'arrivée de la célèbre Vénus de Milo  dans les collections du Louvre, le musée organise l'exposition Paris-Athènes. Naissance de la Grèce moderne 1675-1919. Cet événement retrace les relations culturelles, diplomatiques et artistiques entretenues par la France et la Grèce au 19 ème siècle. Le parcours s'intéresse à la manière dont le regard des Européens sur la Grèce se transforme progressivement avec la redécouverte de l’Antiquité grecque.
Illustration de l'affiche : Peinture de Iakovos RIZOS "Soirée Athénienne" ou "Sur la terrasse" 1897, Pinacothèque Nationale.

 

Marathon de lecture de L’Odyssée d’Homère le 21 janvier de 1_ h à minuit

Une soirée proposée par le Centre national du livre, les Beaux-arts de Paris et le Centre Culturel Hellénique.

Lecture du célèbre texte d'Homère   par Mohamed Mbougar Sarr (Prix Goncourt  2022), Erik Orsenna, Mathias MalzieuAbd Al Malik, Olivia Ruiz, Jean de Loisy,   Marie Modiano, Maylis de Kerangal,   Clotilde Courau, Karine Tuil, Jean-Christophe Rufin, mais  aussi les parrains de l’événement Francois-Henri Désérable et Maria Pourchet. Sous l’impulsion de Marie-Madeleine Rigopoulos, directrice artistique du Festival du Livre de Paris 2022 et de Christophe Ono-dit-Biot, écrivain et journaliste. Sentez-vous libre de venir écouter un fragment de L’Odyssée, à l’heure qui vous conviendra, ou l’épopée entière !

aux Beaux-Arts de Paris (14 rue Bonaparte Paris 6e) Accès libre sur réservation

 

L’ Odyssée, Homère
Traduit du grec ancien par Emmanuel Lascoux

 


Emmanuel Lascoux propose une nouvelle« version » du texte grec d’Homère à partir de son travail original sur le grec ancien qu’il rythme, chante, et crie depuis plusieurs années. Il dit lui-même : « J’ai voulu monter le son ou entendre davantage. » Il revendique de « jouer les langues anciennes » comme l’on joue de la musique. « On fait du grec, soit, mais on ne fait pas le grec. Imagine-t-on faire de la musique sans la faire ? » écrit-il dans l’avant-propos à sa traduction.

 

Concert "Sur les vagues grecques" avec l'ensemble Nefeles le 22 janvier (20 h)

au restaurant « Au regard du Cygne » à Paris. Concert proposé par l'association « Musique en Voyage »

Projection du film "Jusqu'à la mer" de Marco Gastine le 26 janvier à 20h  

au studio Galande à Paris. Dans un grand hôpital public d’Athènes, de graves accidentés sont accueillis au sein d’un service spécialisé par une équipe soignante exceptionnelle. Épaulés par leurs familles et leurs voisins de chambrée, ils mènent un combat quotidien pour retrouver une vie fonctionnelle, une existence autonome. Durant plusieurs mois ils luttent pour réapprendre des gestes élémentaires à la vie en société, tout ce qui fait un homme… 


Concert avec l'ensemble grec Merem le 26 janvier à 20h30

à la Péniche ANAKO

Concert "Musiques de Grèce" avec l'ensemble « Limani » le 29 janvier à 20h, au
restaurant Juicy Pop ; proposé par l'association « Musique en Voyage »

 

Parution du livre de Yorgos Thémelis «  Ars Poetica, Poèmes bibliques »

 

 

Parution des deux derniers recueils de Yorgos Thémelis (de 1974 et 1975) présentés et traduits du grec moderne par Bernard Grasset, avec le texte original en regard. Yorgos Thémelis, reconnu et honoré en Grèce, aborde le poème comme un mystère incarné auquel on doit se livrer. L'inspiration biblique confronte l'éthique du don à l'expérience du sacrifice enduré dans un univers d'« aveugles», voués au mercantilisme. Le poète, être de feu, est à la fois un veilleur, un messager et un prophète. Le lecteur, plongé au cœur de notre condition, rencontre l’amour, la vie et la mort, leur lutte. Le poète dénonce l’extension sans frein du règne du profit qui rend notre monde antipoétique, inhumain. Tout s’achète, tout se vend. Pour que notre commune maison ne reste pas une maison de commerce, il invite à écouter la parole brûlante du poème qui oriente vers l’aurore. Habitée par un questionnement existentiel, traversée de visions surréelles, apocalyptiques, la poésie de Y. Thèmelis mêle à des accents de tragédie grecque un moderne lyrisme. Une pensée poétique de l’homme, de l’univers, s’élève en un chant âpre et puissant. Oscillant entre incroyance et croyance, le poète s’approche du mystère en traversant la chair. Sa quête à la fois incarnée et mystique de la lumière cherche un Visage qui sauverait de la chute abyssale.

 

Parution du livre "Georges Séféris, Journées 1925-1944" aux Editions Le Bruit du Temps

 

 

Le poète Georges Séféris naît en 1900 à Smyrne, dans une famille grecque qui en sera chassée par les Turcs lors de la « grande catastrophe » de 1922 qui marque la fin de l’Hellénisme d’Asie mineure. Dès lors, toute sa vie et dans les pages de ces Journées qu’il consigne à partir de 1925, Séféris tentera de répondre aux contradictions inhérentes à ce qu’est devenue la Grèce : un petit pays dont l’indépendance et l’intégrité territoriale sont sans cesse menacées, mais un pays avec une immense tradition. Comment, en poète qui a choisi d’écrire en grec, redonner une vie littéraire à la langue populaire de son pays, afin de renouer avec la vérité de l’Hellénisme, « caractérisé par l’amour de l’humain et de la justice » ? Comment, alors qu’on gagne sa vie comme fonctionnaire auprès des gouvernements successifs dans une période particulièrement troublée, affronter « l’épreuve inévitable » et ne pas céder au découragement quand on constate chaque jour que les hommes au pouvoir ne sauraient être à la hauteur de cet idéal ? Tout au long de ces pages, nous voyons Séféris vivre l’odyssée d’un perpétuel exilé : en Albanie où il est nommé avant-guerre puis — alors que la Grèce est vaincue, occupée, résistante, en proie à la guerre civile — en Crète, au Caire, en Afrique du Sud, à Jérusalem, à Londres, en Italie. Quelles que soient les circonstances, il mène de front deux existences parallèles : celle de l’homme de bureau — qui joue parfois un rôle de tout premier plan dans les événements historiques qu’il rapporte au jour le jour avec une acuité qui peut évoquer le Victor Hugo de Choses vues — et celle de l’écrivain qui rencontre André Gide, Henry Miller, Lawrence Durrell, commente Solomos ou Cavafis et publie de minces recueils qui permettront à la poésie grecque moderne de rivaliser avec celle de ses maîtres, Paul Valéry ou T. S. Eliot. La hauteur de vues, la lucidité et la probité dont il fait preuve, pendant toutes ces années, font de ce témoignage pour mémoire un monument sans équivalent dans son siècle et son pays d’origine. Et qui justifie d’autant, a posteriori, que lui soit attribué, en octobre 1963, le prix Nobel de littérature, pour la première fois décerné à un écrivain grec.

 

Présentation du livre « Tu t’appelleras Laocratia »  de Laocratia Lakka

 


« Une déambulation à travers tout ce que j’ai vécu sans assise ni ancrage »  

Traduction : Françoise Bienfait et Nikos Graikos

Laokratia Lakka est née dans les montagnes d’Epire et vit à Athènes. Elle a étudié à la faculté de Sciences d’Athènes et a poursuivi ses études de troisième cycle en biologie moléculaire à l’Université de Paris VI et en didactique de biologie et d’enseignement environnemental à Paris VII. Elle est titulaire d’un doctorat en histoire des sciences aux Universités de Paris VII et de Thessalonique. Elle a travaillé en tant que chercheuse en génétique au Royal cancer Hospital de Londres et à l’Institut Pierre et Marie Curie en France. Elle a été nommée Chevalier de l’ordre académique par le ministère français de l’enseignement en 2004. Elle a traduit en grec plusieurs ouvrages scientifiques et philosophiques, notamment d’Henri Atlan, Michel Serres, Michel Morange, Jean-Pierre Changeux et Eric Karsenti.