NOUVELLES DE GRECE

 

Mars 2019

 

Inscriptions sur le nouveau cadastre grec

Plusieurs régions en Grèce ont été intégrées au cadastre. Les propriétaires des résidences et des terrains doivent déclarer leurs biens immobiliers. Pour ce faire, il faut rentrer sur le site www.ktimatologio.gr qui présente une page en français.

Etablir une déclaration électronique est possible. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mandater une personne pour la faire.

Pour compléments d’informations contacter le Consulat de Grèce à Lille consulatgrecelille@yahoo.fr

 

POLITIQUE ETRANGERE

 

M. Tsipras a participé à la tripartite Grèce-Chypre-Israël à Jérusalem

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a participé au 1er Sommet tripartite des dirigeants de Grèce, Chypre et Israël à Jérusalem, avec la participation du secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo. Alexis Tsipras, le président chypriote, Nicos Anastassiadis, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et Mike Pompeo ont discuté des développements en Méditerranée orientale et de la coopération dans les domaines de l'énergie, de la sécurité et de la défense, de l'économie et de la migration.

 

Tsipras: L’énergie sera un pont de coopération et de stabilité en Méditerranée orientale

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a mis l’accent sur le fait que “l’énergie sera un pont de coopération et de stabilité en Méditerranée orientale”, lors de la rencontre au sommet 3+1 de la Grèce, de Chypre et d’Israël, avec la participation du secrétaire d’Etat américain, selon des sources diplomatiques. Selon ces informations, la discussion sur la construction du gazoduc East Med a été liée à la récente rencontre des ministres des AE à Huston dans le cadre du East Μed Gas Forum, auquel ont pris part aussi la Jordanie, l’Egypte et la Palestine. Le coût estimé de l’ouvage East Med avoisine 6 milliards d’euros, et il est estimé qu’il sera le pipeline le plus sûr au monde, du fait qu’il sera intouchable par d’éventuelles actions terroristes en raison de sa profondeur. Son volume pourrait même être doublé, afin de transporter des quantités encore plus importantes de gaz à Israël. Selon des informations, la première phase impliquera les trois pays (Grèce, Chypre, Israël) et l’Italie, avec le soutien des Etats-Unis, et une coopération suivra dans une phase ultérieure avec des pays tiers, surtout l’Egypte, mais aussi des pays du Golfe. Selon des informations, M. Pompeo a souligné au cours des concertations élargies que East Med revêt potentiellement une très grande importance commerciale pour les Etats-Unis, mais aussi dans le domaine de la sécurité. Il s’est d’ailleurs engagé à soutenir via les géants de l’énergie des Etats-Unis cet effort, en leur signalant dûment l’importance de ce projet pour la sécurité et la stabilité. Ces mêmes sources ont parlé également d’une discussion en cours pour l’institutionnalisation d’une coopération au niveau des ministères des AE. Les travaux du Sommet ont donné lieu à la publication d'une Déclaration commune Chypre-Grèce-Israël-Etats-Unis.

 

Tsipras: Coopération stratégique Grèce-Chypre-Israël, surtout en matière de sécurité et d'énergie

Le premier ministre, Alexis Tsipras, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président chypriote, Nicos Anastassiadis, et le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, ont souligné l’importance que revêt la coopération dans le secteur énergétique en Méditerranée orientale pour la stabilité et la sécurité dans la région, la croissance économique et la prospérité des pays impliqués, lors de leurs prises de position introductives en ouverture du Sommet de configuration 3+1 des trois dirigeants de Grèce, d’Israël et de Chypre avec le chef de la diplomatie américaine à Jérusalem. “L’idée fondamentale est très importante: créer un réseau sûr de transport des ressources énergétiques depuis la région de la Méditerranée orientale, depuis Israël, Chypre, la Grèce, en Europe”, a affirmé M. Tsipras, qui a souligné que la construction du gazoduc sous-marin East Med peut aider tant le dialogue sur la sécurité, que la croissance économique de la région. M. Tsipras a noté que c’est la 6e fois que les trois pays se rencontrent dans le cadre de cette coopération stratégique, se félicitant que les trois pays, séparément ou ensemble, se sont renforcés au cours des dernières années. “Notre coopération est devenue stratégique, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de la sécurité”, a poursuivi M. Tsipras, qui a souligné que la participation de M. Pompeo “marque le soutien des Etats-Unis à notre coopération stratégique et cette participation renforce nos efforts et notre dialogue, en particulier dans le secteur de l’énergie, mais aussi pour la sécurité et l’économie”. M. Tsipras a conclu que la région a de nombreux défis, mais aussi d’importantes opportunités.

 

Nous voulons le démarrage des négociations sur la question chypriote, selon M. Katrougalos à l’agence Anadolu

Le ministre des Affaires étrangères, Georges Katrougalos, a exprimé la volonté de la Grèce pour un règlement de la question chypriote et la reprise des négociations, « pour qu’il y ait un résultat », dans une interview à l’agence turque Anadolu. “Nous voulons que les négociations débutent. Mais à la fin de ces négociations, il faut qu’il y ait une probabilité d’accord. Non pas seulement pour le spectacle. Nous, nous voulons une solution à la question chypriote”, a affirmé M. Katrougalos à propos des efforts des deux parties d'avoir une meilleure compréhension mutuelle de leurs thèses. Interrogé sur la participation de la Turquie à l’équation énergétique en Méditerranée orientale, M. Katrougalos a dit “voir bien évidemment positivement la participation de la Turquie à tout droit que lui reconnaît le droit international”. “Comment quelqu’un pourrait exclure la Turquie, qui a autant de km de côtes en Méditerranée? Personne ne soutient cela, bien au contraire”, a ajouté le ministre, qui a tenu à préciser que les coopérations avec les pays de Méditerranée orientale s’intègrent dans le cadre du respect du droit international et des droits souverains. M. Katrougalos s’est référé aussi aux 12 miles et à la décision de la Grèce d’étendre ses eaux territoriales “en mer Ionienne, en tant que partie de la délimitation de notre ZEE avec l’Italie et l’Albanie”. “Dans les autres régions aussi, nous estimons que l’extension de nos eaux territoriales est notre droit souverain inaliénable. Mais nous avons commencé par l’Ouest du pays, parce qu’il y avait une raison pratique et urgente, la nécessité de délimiter la ZEE”, a ajouté le ministre. Plus particulièrement pour l’Egée, M. Katrougalos a confirmé la volonté des deux parties d’une désescalade de la tension qui a augmenté au cours de cette dernière période, alors que concernant les mesures de confiance, il a indiqué que les contacts ont été entamés entre les ministères des Affaires étrangères et de la Défense. “Ce dont nous sommes effectivement convenus avec mon ami Mevlut, c’est d’appliquer les décisions des deux dirigeants. Et cela se fera en travaillant ensemble pour trouver des moyens d’accroître la confiance et, ensuite, d’engager des entretiens sérieux sur des questions, telles que la question de la délimitation du plateau continental", a-t-il ajouté.

 

Sia Anagnostopoulou est la présidente du Comité interministériel pour l'application de la coopération stratégique Grèce-Macédoine du Nord

La ministre adjointe des Affaires étrangères, Sia Anagnostopoulou, est chargée à la tête du Comité interministériel qui a été mis en place par le ministre des AE, Georges Katrougalos, pour "l'entrée en vigueur correcte et efficace de la coopération stratégique Grèce-Macédoine du Nord". Ce comité -non rémunéré- est responsable de la préparation du plan d'action global prévu dans l'article 9 de l'accord de Prespès: "Les parties conviennent que leur coopération stratégique sera étendue à tous les domaines tels que l'agriculture, la protection civile, la défense, l'économie, l'énergie, l'environnement, l'industrie, les infrastructures, les investissements, les relations politiques, le tourisme, le commerce, la coopération transfrontalière et les transports. Cette coopération stratégique concernera non seulement les domaines qui sont inclus dans l'accord actuel, mais aussi ceux qui peuvent être jugés dans l'avenir bénéfiques et nécessaires pour les deux pays. Tous ces domaines doivent être incorporés dans un plan d'action global au cours du développement des relations bilatérales". Le comité spécial interministériel est composé du directeur du Bureau des finances du premier ministre, de 14 membres réguliers au niveau des secrétaires généraux des ministères, et de 14 suppléants au niveau des directeurs généraux des ministères.

 

La Grèce et le Koweït signent quatre nouveaux accords de coopération

Le 1er Comité interministériel mixte Grèce-Koweït (CIM), qui s'est tenu du 13 au 15 mars 2019 à Athènes, s'est conclu avec la signature de quatre différents accords. Il a été coprésidé par la ministre adjointe grecque des Affaires étrangères, Sia Anagnostopoulou, et le ministre des Finances du Koweït, Dr. Nayef F. Al-Hajraf, selon un communiqué du ministère des AE. Les accords incluent un paquet de coopération qui concerne les medias, la radio et la production télévisuelle, et trois mémorandums de coopération sur la stimulation des exportations entre la Grèce et le Koweït, sur la coopération dans la production industrielle entre les deux pays, et sur la  certification des produits et des biens. Ces accords devraient développer davantage les relations entre les deux pays, dans les domaines d’activité économique et commerciale, selon le ministère grec des AE. "Un jalon pour nos relations bilatérales", a déclaré Mme Anagnostopoulou, "avec une grande signification pratique et symbolique". Mme Anagnostopoulou a décrit la volonté de la Grèce de continuer sur cette voie afin de renforcer et d'approfondir la coopération entre les deux pays. Elle a également dit qu'un accord bilatéral sur l'avancée et la protection mutuelle des investissements signé en 2014 entre la Grèce et le Koweït entrera en vigueur à la fin du mois de mars 2019.

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

Tsipras: La SYRIZA voit la révision de la Constitution comme une procédure parlementaire primordiale

Le premier ministre, Alexis Tsipras, lors de son discours au Parlement hellénique, a dit que la SYRIZA voit la révision de la Constitution comme une procédure parlementaire primordiale, rejetant la critique de la Nouvelle Démocratie (ND) sur un débat "précipité". "Ce n'est pas la première fois que nous discutons de la révision constitutionnelle, il n'y pas de précédent de procédure de révision où nous avions discuté tellement de fois, et je pense que l'accusation que cette procédure se fait 'à la va-vite' et de manière précipitée, est injuste" a dit le premier ministre. Il a souligné que le système politique qui gouvernait depuis 40 ans avait de nombreuses opportunités d'avancer vers des réformes constitutionnelles et n'a pas osé le faire. Il a dit que le gouvernement actuel a estimé que c'est une "procédure extrêmement cruciale, maintenant que notre pays sort de l'expérience dramatique des mémorandums (...) une situation terminée définitivement depuis août 2018", a noté le premier ministre. M. Tsipras a dit que des réformes sont proposées pour le système politique, le parlementarisme, la protection des droits sociaux, les mobilisations populaires et l'architecture internationale et institutionnelle, des réformes "qui protégeront le parlementarisme, qui renforceront l'intervention populaire, qui établiront une protection plus forte des droits sociaux". Mais aussi des réformes, comme il l'a indiqué, qui régleront des affaires historiques en suspens, comme la question de la rationalisation des relations Etat-Eglise, où qui guériront des "abominations institutionnelles" comme la loi sur la protection des ministres. Dans cette nouvelle phase de l'économie mondiale et de la construction institutionnelle de l'UE et de la zone euro, mais aussi avec les pressions continues sur le parlementarisme et le principe démocratique, "le Parlement doit être renforcé parallèlement au renforcement du gouvernement démocratiquement élu, pour que ces deux institutions puissent efficacement compenser les pressions qui atteignent parfois les limites du chantage", comme il l'a dit. Il s'est par la suite référé à la proposition du gouvernement sur la loi électorale. Il a dit que la proposition ne parle pas d'un système électoral spécifique, mais d'un modèle qui permettra une représentation la plus représentative des citoyens au Parlement. Cette proposition, a dit le premier ministre, ne doit pas être vue de manière isolée, mais dans un ensemble de propositions, qui inclut celles pour la déconnexion de l'élection du président de la République de la dissolution du Parlement, la motion de censure productive, l'obligation que le premier ministre soit obligatoirement un membre élu du Parlement, et l'établissement du système de la représentation proportionnelle, qui "fonctionnent comme ensemble, dans la même direction: renforcer le principe et la souveraineté populaire et la protection des institutions démocratiques d'interventions extérieures". Concernant l'élection du président de la République, M. Tsipras a dit que le gouvernement propose "des élections successives, et, si et seulement si celles-ci ne portent pas leurs fruits, sur une durée de six mois, nous serions conduits à une élection directe par le peuple, comme dernier recours, s'il n'y a pas de consensus". Par ailleurs, le premier ministre a déclaré qu'avec "l'établissement du referendum populaire, de l'initiative législative populaire, mais aussi du referendum obligatoire en cas de convention internationale (...) nous renforçons la participation populaire et nous répondons à une demande populaire permanente qui a fait surface lors des premières années sombres des mémorandums".

 

La deuxième phase de la révision de la Constitution s'est achevée par un vote nominal au Parlement

Le vote nominal en plénière du Parlement hellénique sur les propositions des articles de la Constitution qui seront renvoyés pour révision, a eu lieu. Les députés étaient appelés à voter sur les 32 propositions présentées par le groupe parlementaire de la SYRIZA, les 4 du groupe parlementaire de la Nouvelle Démocratie, et des 7 autres qui ont été présentées par des députés indépendants, et qui avaient recueilli le nombre nécessaire des 151 voix lors du premier vote le 14 février. Le Parlement actuel donne le relai au prochain Parlement, après avoir donné le feu vert lors du deuxième vote final pour des modifications constitutionnelles de dispositions cruciales. A noter que les propositions qui ont recueilli 151 à 179 voix au Parlement actuel, devront recueillir 180 voix ou plus au prochain Parlement. Celles qui ont recueilli 180 voix ou plus au Parlement actuel, devront recueillir 151 voix ou plus au prochain Parlement. La proposition de SYRIZA relative à l'article 32, qui dissocie l'élection du Président de la République de la dissolution anticipée du Parlement, a recueilli 224 voix, soit trois voix de plus que la première. L'article 3 sur la neutralité religieuse de l'Etat a également été approuvé avec 156 voix, tandis qu'il avait recueilli 151 voix au premier vote. Plus précisément, parmi les propositions de la SYRIZA qui ont été approuvées pour révision au prochain Parlement (qui sera appelé "révisionniste"), les affaires les plus cruciales concernent :

- La procédure de l'élection du président de la République et sa dissociation d'une dissolution anticipée du Parlement

- L'établissement d'une neutralité religieuse de l'Etat

- la limitation de l'immunité parlementaire

- la limitation de la responsabilité pénale des ministres et l'abolition du délai de prescription et de la possibilité de suspendre les poursuites ou la procédure principale

- La garantie des droits individuels et sociaux

- L'interdiction des discriminations de genre et d'orientation sexuelle

- Les referendums et l'initiative législative populaire

Parmi les propositions de la Nouvelle Démocratie, ont été approuvées celles qui concernent:

- Le droit d'une minorité parlementaire de constituer jusqu'à deux commissions d'enquête

- L'assimilation des tribunaux militaires aux tribunaux ordinaires

- Le renvoi des affaires juridiques pendantes devant la Cour des comptes

- L'article 114, paragraphe 1, sur la validité des articles 30, 32 de la Constitution

 

Poursuite des concertations sur la formule qui succèdera à la "loi Katseli"

Le gouvernement ambitionne de parvenir à un accord avec les institutions sur la formule qui succèdera à la "loi Katseli" sur la protection de la résidence principale d'ici l'Euro Working Group du 25 mars, comme l’ont indiquées des sources gouvernementales proches des négociations, à l'issue d'une téléconférence de plusieurs heures entre le gouvernement et les institutions. Ces mêmes sources ont certes fait état de progrès sur des paramètres secondaires du nouveau cadre, mais informé que les institutions persistent sur une diminution drastique du périmètre de protection, tant concernant le nombre total des emprunteurs "rouges" susceptibles de bénéficier de ces nouvelles dispositions, que sur le volet concernant les prêts entrepreneuriaux ayant pour caution une résidence principale. De plus, les institutions ont des objections aussi concernant la façon de traiter les mauvais payeurs stratégiques. De son côté, le gouvernement avance comme principal argument l'existence d'ores et déjà d'un accord sur ces nouvelles dispositions tant avec les banques, qu'avec la Banque de Grèce, alors qu'il met en avant aussi l'instauration de "soupapes de sécurité" conduisant à l'exclusion des mauvais payeurs. En cas d'accord d'ici l'Euro Working Group, le projet de loi relatif pourrait être déposé au Parlement d'ici l'Eurogroupe du 5 avril.

 

Accord le plus rapidement possible sur la protection de la résidence principale

L’intention manifestée au dernier Eurogroupe est de passer le plus rapidement possible à un accord sur la protection de la résidence principale dans le cadre du règlement du problème des prêts non performants des banques, indiquaient des sources européennes autorisées. Au vu de cette intention, il est probable qu’un accord puisse intervenir au prochain Eurogroupe du 5 avril, ajoutent ces sources, qui font état de contacts quotidiens au niveau technique pour trouver un terrain d’entente, en tenant compte notamment de la volonté exprimée par le gouvernement grec de légiférer dans le courant de la semaine sur cette question.

 

OCDE: Enquête sur les dangers sociaux et économiques ressentis par les citoyens grecs

Les Grecs considèrent la difficulté de subvenir à leurs dépenses comme le plus grave danger à court terme, alors que sur le long terme ils mentionnent la sécurité économique dans le 3e âge, selon une enquête réalisée par l'OCDE dans 21 pays membres au sujet des risques sociaux et économiques ressentis par les citoyens. L'enquête de l'OCDE a été réalisée en 2018 sur un échantillon de 22.000 citoyens. 70,5% des citoyens grecs considèrent la difficulté de subvenir à leurs dépenses comme l'un des trois plus grands dangers à court terme (sur les 1-2 années à venir), le taux correspondant étant de 47,3% pour la moyenne de 21 pays de l'OCDE consultés lors de cette enquête. Les deux autres plus grands dangers à court terme ressentis par les Grecs sont la maladie ou l'infirmité (46,1% contre 54% de la moyenne des 21 pays de l'OCDE) et la perte de l'emploi (42,4% contre 35,5% de la moyenne des 21 de l'OCDE). Selon cette enquête, 77% des Grecs craignent en premier lieu pour le long terme pour la sécurité économique pour le 3e âge (contre 72,1% chez les 21 de l'OCDE), les deux autres dangers étant que leurs enfants n'aient pas un statut (social) et de la prospérité (62,1% contre 43,5%), le même danger étant mentionné pour eux-mêmes (50,9% contre 42,2%).

 

10.000 recrutements dans le système de santé publique sur les 4 prochaines années

La ministre de la Restructuration administrative, Mariliza Xenogiannakopoulou, et le ministre adjoint de la Santé, Pavlos Polakis, ont annoncé des recrutements massifs dans le système de santé publique sur les 4 prochaines années, suite à leur rencontre au ministère de la Restructuration administrative. Plus précisément, les ministres ont annoncé 10.000 recrutements de titulaires, à savoir 4.000 médecins et 6.000 personnes dans le secteur médical, paramédical et autre. Parmi eux, 2.500 embauches (1.000 médecins, 1.500 infirmiers et autre personnel) se feront en 2019.

 

Haritsis: Programme de milliers d'embauches de personnel titulaire dans les organismes des collectivités locales

"Les collectivités locales sont en première ligne du combat pour améliorer le quotidien des citoyens. Notre priorité au ministère de l'Intérieur est de leur garantir les moyens qui leur permettront de réaliser ce rôle crucial", a déclaré à l'ANA le ministre de l'Intérieur, Alexis Haritsis. "C'est pour cette raison que nous avons créé des outils de financement innovants, tels que Philodimos, pour le soutien ciblé des autorités locales avec des fonds supplémentaires et que nous matérialisons un programme intégré de milliers d'embauches de personnel titulaire, afin de faire face aux grands sous-effectifs de longue date de leurs services", a expliqué le ministre, qui a soutenu que la ND aura une mauvaise surprise avec les résultats des élections dans les autorités locales. Concernant la multi-loi du ministère de l'Intérieur introduite en assemblée plénière du Parlement, M. Haritsis a expliqué que le texte instaure "une série de dispositions garantissant le fonctionnement normal des collectivités locales en vue des élections territoriales. Nous garantissons, par conséquent, que les huit mille et plus travailleurs dans la propreté et l'adduction d'eau prendront normalement leur service, aussitôt après la publication des tableaux définitifs de l'ASEP (Conseil supérieur d'embauche du personnel), mais aussi que les collectivités locales pourront subvenir cet été aussi à leurs besoins saisonniers d'importance vitale".

 

Les investissements allemands en Grèce représentent 3,5 milliards d'euros,

ou 3% du PIB grec

Les investissements allemands en Grèce ont totalisé 3,5 milliards d'euros. Il s'agit de capitaux introduits dans le pays par 120 entreprises allemandes, qui emploient 27.000 personnes et qui ont un chiffre d'affaires annuel de 7,7 milliards d'euros, au total, à savoir environ 3% du PIB grec, selon les dernières données rendues publiques par la Chambre de commerce gréco-allemande. Selon la Chambre, le plus grand intérêt des investisseurs allemands se concentre sur les secteurs de l'agroalimentaire, des sources d'énergie renouvelables, de la gestion des déchets, du recyclage, du tourisme, des logistics, de la technologie, du commerce et des assurances. "Les investissements productifs sont la seule voie pour que le pays tourne la page. La Chambre de commerce et d'industrie gréco-allemande opte stratégiquement à faire venir des investisseurs allemands en Grèce, à travers des actions ciblées, estimant qu'ils donneront un +élan+ à l'entrepreneuriat du pays", a déclaré le président de la Chambre, Michalis Maïlis.

 

Stathakis: Le prix de l’électricité n’augmentera pas

Le ministre de l’Environnement et de l’Energie, Georges Stathakis, a confirmé que le prix de l’électricité n’augmentera pas, lors d’une interview sur la chaîne de TV privée “Open”. Invité à commenter la décision de l'Entreprise publique d’électricité (DEI) à limiter la réduction faite aux clients qui paient systématiquement leurs factures, le ministre a dit que "la DEI décide des remises qu’elle fait à ses clients dans le cadre de la concurrence. C’est à 100% sa propre décision. C’est elle qui détermine sa politique de rabais, ce n’est pas l'affaire du gouvernement. Ce qui concerne le gouvernement, c’est le prix de l’électricité. Nous avons dit à plusieurs reprises qu’il n’y aura pas d’augmentation du prix de l’électricité, et cela est une responsabilité du gouvernement”. M. Stathakis a souligné que selon des données d’Eurostat, le prix de l’électricité en Grèce a été réduit en 2017 et en 2018 grâce à la concurrence et aux politiques commerciales des compagnies. M. Stathakis a aussi répondu aux allégations du plus grand parti de l’opposition, qui doute de la viabilité de la DEI, disant que le gouvernement actuel a annulé le plan de la Nouvelle Démocratie (ND) pour la privatisation intégrale de la compagnie et la DEI a pu rester le principal producteur d’énergie dans le pays, en s’adaptant à un environnement plus concurrentiel.  En ce qui concerne la question de la cession des unités de lignite de la DEI, M. Stathakis a noté que ce n’est pas un obstacle pour le décaissement du 1 milliard d’euros à la Grèce, puisque le renouvellement de l’appel d’offres, selon des procédures “fast track”, a été convenu. En outre, concernant le Sommet tripartite Grèce-Chypre-Israël, qui a lieu mercredi à Jérusalem, M. Stathakis a noté que la question des hydrocarbures en Méditerranée du Sud-Est sera discutée, une question qui revêt à présent un rôle stratégique pour les perspectives de production avec comme principal consommateur l’Europe. De plus, la tripartite se référera au gazoduc East Med, alors que la signature de l’accord aura lieu très prochainement.

 

NBG: L’économie grecque devrait connaître une croissance de 2,0% sur en 2019

L’économie grecque devrait connaître une croissance de 2,0% sur un an en 2019 avec l’accélération de la consommation privée - liée à la hausse du revenu disponible et du recul du chômage - et à la hausse des investissements compensant les pertes liées au ralentissement de la demande extérieure, a indiqué la Banque Nationale de Grèce (National Bank of Greece - NBG) dans son rapport Macro Flash. Le rapport indique que le PIB de la Grèce a enregistré une croissance de 1,6% en glissement annuel au quatrième trimestre de 2018 - un septième trimestre consécutif de croissance - la croissance annuelle en 2018 atteignant 1,9%. Les exportations nettes étaient le moteur principal de l'activité économique, ajoutant 2,7 points de pourcentage à la croissance du PIB au quatrième trimestre de 2018. Les exportations de biens ont augmenté de 8,4% en glissement annuel en 2018, restant sur une tendance à la hausse constante pour une 9e année consécutive. La consommation privée a augmenté de 1,0% en moyenne en 2018, reflétant la forte augmentation de l'emploi de 2,0% en 2018, ce qui a conduit à un taux de chômage à 18,0% en fin d'année.

 

EVEA: L'optimisme des citoyens augmente tant pour leur situation financière personnelle que pour l'économie greque

Les Grecs sont plus optimistes sur leur propre situation économique et l'économie du pays, selon une étude de Pulse RC réalisée pour le compte de la Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes (EVEA) sur la période de mars 2019, en comparaison avec une enquête correspondante en novembre 2018. Une majorité de participants expriment un optimisme sur leur situation économique, 42% en mars 2019 par rapport à 34% en novembre 2018. Pour l'optique de l'économie grecque, l'optimisme a aussi augmenté, de 29% en novembre 2018 à 36% en mars 2019. La balance reste dans ce cas-là cependant négative. Par ailleurs, les points de vue positifs de l'indicateur d'évaluation du gouvernement en matière de politique sociale montrent une légère augmentation (32% contre 30%), tout en restant stable à 23% pour l'indice qui concerne l'attractivité pour les investissements.

 

Budget: Déficit de trésorerie de 380 millions d'euros en janvier-février 2019

L'excédent primaire du Budget sur une base de trésorerie sur la période janvier-février 2019 s'est limité à 838 millions d'euros, par rapport aux 2 milliards d'euros durant la même période de référence l'année dernière. Selon des données publiées par la Banque de Grèce (BdG) pour les deux premiers mois de 2019, la balance de l'administration centrale a enregistré un déficit de 380 millions d'euros, contre un excédent de 843 millions d'euros sur la même période en 2018. Durant ces deux premiers mois, les recettes du budget ordinaire ont totalisé 7,409 milliards d'euros, contre 8,216 milliards d'euros pour la même période en 2018. A l'opposé, toujours sur la même période de référence, les dépenses ont totalisé 7,973 milliards d'euros, contre 7,265 milliards d'euros.

 

Nous investissons pour l'établissement du label "Fish from Greece-Poisson grec" en Grèce et à l'étranger, selon le président de l'ELOPY

L'Organisation hellénique des producteurs d'aquaculture (ELOPY) réalisera des investissements de 15 millions d'euros durant la période 2018-2023 dans des actions de promotion du secteur, afin d'établir en Grèce et à l'étranger le label "Fish from Greece - Poisson grec". Comme l'a indiqué à l'ANA le président de l'ELOPY, Apostolos Touralias, les investissements sont cofinancés par l'UE, mais l'ELOPY s'engage à réaliser ces investissements quel que soit le financement extérieur apporté. Plus précisément, les membres de l'Organisation ont décidé d'investir de leurs propres fonds avec 2,5 millions d'euros jusqu'à la fin 2019. Aujourd'hui, ils ont déjà contribué avec 1,5 million d'euros. "Il s'agit d'une décision très importante et sans précédent pour le secteur, qui confirme la conviction que nous sommes tous unis pour promouvoir le produit grec et que la réalisation des objectifs d'ELOPY est l'affaire de nous tous", a souligné M. Touralias. L'ELOPY, selon son président, reste fermement attachée à son objectif principal, qui est de faire du poisson grec un produit national. Le poisson grec, a dit M. Touralias, a sa place sur tous les marchés, tant en Europe qu'en Amérique. "Notre objectif est de consolider et d’augmenter nos parts et de nous différencier en termes de concurrence, notamment de la production turque. Les cibles sur lesquelles nous allons premièrement nous concentrer sont la Grèce, l'Italie, la France et l'Allemagne", a noté M. Touralias. M. Touralias a d'ailleurs expliqué que les grandes entreprises du secteur de la pisciculture sont en train de se réorganiser, un processus qui a démontré qu'il s'agit d'un secteur dans lequel cela vaut la peine d'investir, indiquant qu'il a déjà attiré des fonds et des capitaux solides. "L'achèvement de la réorganisation donnera un fort message sur l'engagement du secteur dans le développement durable et sa croissance rentable", a-t-il conclu.

 

M. Quick salue la première Conférence ministérielle européenne pour la Diaspora

"Le fait que la présidence roumaine de l'UE ait introduit pour la première fois dans notre famille européenne une Conférence ministérielle sur la Diaspora est très important", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Terence Quick, qui se trouve à Bucarest pour participer à la réunion ministérielle européenne sur les questions de la Diaspora, organisée dans le cadre de la présidence roumaine de l'UE par la ministre compétente, Natalia-Elena Intotero.

"La Grèce est un pays qui a des communautés de diaspora fortes et respectables dans plusieurs Etats membres de l'UE, comme l'Italie, l'Allemagne, la France, le Royaume uni, la Suède, et bien sûr la Roumanie, sans oublier les pays d'Europe centrale", a dit M. Quick, notant que la communauté grecque de Roumanie existe depuis très longtemps et a joué un rôle important dans la révolution d'indépendance de la Grèce en 1821. M. Quick a souligné que depuis plus de 20 ans, les communautés grecques en Roumanie ont réussi à se développer, avec plus de 7.000 entreprises actives aujourd'hui dans le pays et qui contribuent aussi à l'économie de la Grèce. Avant le début des travaux de la réunion des ministres, M. Quick a eu un entretien avec son homologue, commissaire présidentiel de la République de Chypre, Fotis Fotiou, puis, ils ont eu tous deux une rencontre tripartite informelle avec Mme Intonero, afin d’étudier les possibilités et les questions sur lesquelles les trois pays pourraient travailler ensemble au niveau européen.

 

La Grèce ferme aussi son espace aérien aux Boeing 737 Max 8 et 9

Tous les vols de Boeing 737 Max 8 et 9 sont suspendus dans les aéroports grecs, suite à la décision de l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) de fermer l'espace aérien européen à ces deux modèles d'avion, après le crash d'un Boeing d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts, dont 9 Français. Comme l'a déclaré à l'ANA le commandant du Service de l'aviation civile, Constantin Litzerakos, depuis mardi après-midi, tous les aéroports grecs ont reçu l'ordre de suspendre les vols de ces avions dans l'espace aérien grec.

 

LES REFUGIES

 

MSF: L'accord UE-Turquie perpétue la détresse des réfugiés

Trois ans depuis l'entrée en vigueur de la déclaration commune UE-Turquie, Médecins sans Frontières (MSF) appellent les leaders européens à mettre fin "à la politique néfaste d'enfermement des individus dans les camps des îles grecques" et d'assurer le déplacement immédiat des vulnérables, notamment des enfants, de ses endroits vers le pays continental ou à l'intérieur de l'UE. Comme l'indique un communiqué relatif de l'Organisation, au cours de ces trois dernières années, l'accord UE-Turquie a bloqué des milliers d'hommes, femmes et enfants dans des espaces surpeuplés caractérisés par un manque d'hygiène et de sécurité, des conditions inacceptables et un accès limité aux services de santé de base, entraînant une détérioration de leur santé et une misère généralisée. Le chef de mission de MSF en Grèce, Emmanuel Goué, a qualifié la Grèce d'"entrepôt pour hommes, femmes et enfants que l'Union européenne n'a pas réussi à protéger". "Ce qui était avant appelé +crise des réfugiés+ a fait place à des niveaux injustifiés de douleur humaine dans les îles et dans le pays continental. Les autorités européennes et grecques continuent à nuire à la dignité et la santé des personnes vulnérables, dans un effort d'empêcher évidemment l'arrivée d'autres personnes. Cette politique est brutale, inhumaine et cynique et doit être terminée", a-t-il ajouté. Comme il est noté, à cause de l'accord UE-Turquie, plus de 12.000 personnes restent bloquées aujourd'hui dans des conditions terribles dans les cinq "hot spots" des îles, attendant une réponse à leur demande d'asile, une procédure qui, comme le soulignent les MSF, peut durer jusqu’à trois ans. Au camp de Vathi à Samos (Est de l'Egée), les conditions se sont gravement détériorées ces derniers mois, poussant les MSF à envoyer une unité de santé dans l'île. En ce moment, le camp héberge plus de 4.100 individus dans un espace qui a été construit pour en accueillir 638, ce qui oblige des milliers de personnes à vivre dans des conditions terribles, et sans protection, à l'extérieur du camp. Parmi eux, il y a au moins 79 enfants non accompagnés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des individus souffrant de problèmes de santé chroniques, de graves maladies mentales, mais aussi des victimes de torture ou de violence sexuelle. MSF travaillent aussi à Lesbos et Chios (Nord-Est de l'Egée), où les camps sont "à un point limite". Le camp de Moria à Lesbos héberge 5.200 personnes dans un espace d'une capacité de 3.100 personnes, alors que le camp de VIAL à Chios heberge 1.361 personnes dans un endroit qui a été construit pour en accueillir 1.014. Sur le continent, l'Organisation dénonce le fait que des milliers d'immigrés arrivés après l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie connaissent des obstacles à l'accès aux soins médicaux. Les psychologues de l'Organisation rapportent que le logement de leurs patients est la plus grande difficulté à laquelle ils sont confrontés. Au centre de MSF à Athènes pour les victimes de torture, plus de 15% des patients sont sans abri, ce qui rend difficile leur rétablissement. Depuis le début de l'année, plus de 5.000 hommes, femmes et enfants sont arrivés en Grèce, et la grande majorité d'entre eux viennent de pays frappés par la guerre, tels que l'Afghanistan, la Syrie, l'Irak et la République démocratique du Congo.

 

Le centre d'accueil de réfugiés de Aghia Varvara est un exemple de la solidarité et de l'humanisme de la Grèce, selon le secrétaire d'Etat à la Politique migratoire

Le centre d'accueil de réfugiés à Aghia Varvara (Veria, Macédoine centrale) est un exemple de la solidarité et de l'humanisme dont a fait preuve la Grèce, selon le secrétaire d'Etat à la Politique migratoire, Anghelos Tolkas, comme il l'a souligné à l'occasion de sa visite à la structure en question. M. Tolkas a noté que le centre a montré une fois de plus la responsabilité dont l'UE et les Etats membres doivent faire preuve chaque jour sur la base des principes et des valeurs qui ont fondé l'Union et qui ont contribué au maintien de la paix au cours de toutes ces années. M. Tolkas, qui a visité le centre d'accueil de réfugiés d'Aghia Varvara mardi, a parlé aux directeurs des organes impliqués dans sa gestion. Il a aussi visité l'école qui accueille les enfants réfugiés d'Aghia Varvara. A cette occasion, le ministre a souligné l'excellente coopération entre les services du ministère de la Politique migratoire, de l'armée, de la police, de la direction de l'enseignement primaire et des ONG, qui œuvrent pour la coexistence harmonieuse des personnes accueillies dans le Centre.

 

AFFAIRES GENERALES

 

Pavlopoulos: Le retour des frises ne concerne pas uniquement la Grèce

Le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, a salué l'oeuvre emblématique du Centre Robert-Francis Kennedy dans le domaine de la défense des droits de l'Homme, en accueillant mardi au Palais présidentiel à Athènes la présidente du Centre, Kerry Kennedy, qui était accompagnée de l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, Marianna Vardinoyanni. "Dans le monde extrêmement agité où nous vivons, avec des crimes abominables comme ceux en Nouvelle Zélande et aux Pays-Bas, nous, les Grecs, et moi-même personnellement, nous unissons notre voix et nos forces pour défendre, "urbi et orbi", l'être humain, la démocratie et notre culture face à des actes odieux, qui équivalent à des crimes contre l'humanité", a souligné le chef de l'Etat. En même temps, M. Pavlopoulos a remercié chaleureusement Mme Kennedy pour son ferme soutien concernant le retour des frises du Parthénon en Grèce. "Soyez certaine que vous défendez une affaire absolument juste, qui ne concerne pas uniquement la Grèce, mais notre culture en soi. Et ce, parce que le Parthénon est, comme tout le monde le reconnait, le berceau de notre culture occidentale. C'est aussi la raison pour laquelle l'obstination des responsables de la Grande-Bretagne de dissimuler le crime du vol commis par Elgin et de contrefaire la vérité historique, sans le respect qui se doit à notre culture et à ses symboles, suscite une grande tristesse - voire une exaspération", a expliqué M. Pavlopoulos. De son côté, Mme Kennedy a remercié le chef de l'Etat de l'avoir reçue encore une fois au Palais présidentiel et s'est référée en détail à la coopération et aux actions du Centre Robert-Francis Kennedy avec la Fondation de Marianna Vardinoyanni. A ce point, Mme Kennedy a réitéré être du côté des thèses de la Grèce concernant les frises du Parthénon. Enfin, Mme Vardinoyanni a salué l'oeuvre et la contribution de Mme Kennedy, en soulignant qu'elle est "une combattante, elle lutte pour les droits de l'Homme dans plus de 40 pays". Mme Vardinoyanni a également exprimé son émotion pour le fait que Mme Kennedy ait proposé, de sa propre initiative à son arrivée à Athènes, de parler du retour des frises du Parthénon dans ses voyages lointains à travers le monde, en défendant les thèses grecques pour la restitution des frises.

 

L'Aéroport international d'Athènes prime les compagnies aériennes

L'Aéroport international d'Athènes a primé des compagnies aériennes ayant enregistré le plus grand essor en 2018, dans le cadre du 19e Congrès de Marketing des compagnies aériennes intitulé "Do the mΑΤΗ", organisé comme tous les ans dans les installations de l'aéroport. Ainsi, Sky Express a été primée comme la compagnie en développement le plus rapide parmi les 10 compagnies avec le plus haut flux de passagers à Athènes en 2018, Scoot comme la nouvelle compagnie en développement le plus rapide à l'Aéroport international d'Athènes, Volotea comme la compagnie en développement le plus rapide avec un vol saisonnier en Europe, United Αirlines comme la compagnie en développement le plus rapide avec un vol saisonnier en Amérique, Royal Jordanian avec le meilleur rendement pour des Thin Route. Aegean Airlines a obtenu le prix pour la plus forte hausse en général du flux de passagers en 2018, ainsi que le prix de la compagnie aérienne la plus populaire en 2018 pour les passagers européens.

 

La réplique exacte de la Victoire de Samothrace à Alexandroupoli attend son transfert sur son île natale

Une réplique exacte de la sculpture emblématique de la Victoire de Samothrace, une des pièces d'exposition les plus spectaculaires du Musée du Louvre, a été placée provisoirement sur l'avenue côtière d'Alexandroupoli, avant d'être transférée à l'île de Samothrace dans quelques mois. Après les négociations sans issue avec le Musée du Louvre pour le retour de la statue en Grèce, le vice-gouverneur de la région d'Evros, Dimitris Petrovic, a dit à l'ANA que le dernier conseiller régional, George Pavlidis, et lui-même, avaient demandé au Louvre deux répliques exactes de la statue en 3D. "L'idée de demander au Musée du Louvre une archive numérisée 3D afin de construire une copie fidèle est née en 2012 quand nous avons visité le musée de Samothrace", a dit M. Petrovic, expliquant que les conseillers régionaux ont découvert que la copie qui existait au musée était d'une très mauvaise qualité. La demande faite au Louvre de construire deux copies exactes de la statue "a été acceptée sous conditions", a déclaré Petrovic à l'ANA. "La copie de la Victoire de Samothrace a été fabriquée avec du marbre venant de l'île de Thassos et à une usine à Drama, et ses dimensions sont exactement les mêmes que celles de l'original, elle pèse 6,5 tonnes" a-t-il dit. Elle a été financée par Elias Kyriakidis, propriétaire d'une grande compagnie de marbre qui avait les outils appropriés pour sculpter la réplique. Il a fallu trois mois pour dessiner les points de sculpture sur un bloc de marbre pesant 18 tonnes, a-t-il noté. "Il a ensuite fallu trois mois supplémentaires et deux artisans de l'école de sculpture Tinos pour sculpter les détails, finalisant cette belle copie en été 2018", a déclaré à l'ANA M. Petrovic. Le marbre local est particulièrement résistant aux intempéries, a-t-il noté. La première réplique restera dans la cour de la préfecture d'Alexandroupoli, sur l'avenue côtière, jusqu'à ce que le service archéologique de Samothrace termine les préparations de son installation à l'île.

 

"Kalos Kagathos", une exposition des photographies de Nikos Aliagas chez Christie's Paris

Christie’s collabore avec le journaliste et photographe gréco-français, Nikos Aliagas, pour une vente de charité au profit de la Maison de la Grèce, un lieu emblématique de la culture hellénique à Paris, où Nikos Aliagas a fait ses premiers pas en tant qu’écolier.Dans un communiqué relatif, Christie's avait annoncé que douze photographies en noir et blanc, et au tirage unique, seraient mises en vente le mercredi 13 mars, parallèlement à une exposition des photographies tirées du livre "L’Epreuve du temps". "En effet, les traces du temps sont l’un des thèmes de prédilection de Nikos Aliagas. Ses expositions en témoignent avec tendresse et nostalgie. Des mains usées par les années, des peaux comme le parchemin d’une vie, des anciens aux yeux d’enfants, des enfants aux âmes ancestrales, voilà le monde onirique de Nikos Aliagas le photographe", souligne la société. L'exposition "Kalos Kagathos" s’est tenue du 11 au 16 mars à Christie's Paris (9 avenue Matignon) et la vente de charité a eu lieu le 13 mars.

 

Entrée libre au Musée de l'Acropole le 25 mars

Le Musée de l'Acropole célèbre le lundi 25 mars la fête nationale grecque, en ouvrant ses portes gratuitement de 9h00 à 18h00. Le public aura l'opportunité de visiter les salles du musée, sous la conduite d'archéologues et de guides. Les visites en grec se feront à 12h00, à 13h00, à 14h00, à 15h00 et à 16h00, avec jusqu'à 40 personnes par visite. Les inscriptions auront lieu le jour même au Bureau d'information à l'entrée du Musée, par ordre de priorité. Le restaurant du Musée proposera ce jour-là des plats traditionnels grecs.

 

Cérémonie d’ouverture du 20e Festival du film francophone le 2 avril à Athènes

Les ambassades de France, de Belgique, du Canada, du Liban, du Luxembourg, du Maroc, de la République tchèque, de Suisse et de Tunisie en Grèce sont les hôtes de la cérémonie et du film d’ouverture du 20e Festival du film francophone le mardi 2 avril au Théâtre Pallas à Athènes.

 

Mikis Theodorakis sorti de l'hôpital après 16 jours d'hospitalisation

Le compositeur grec Mikis Theodorakis est sorti jeudi de l'hôpital, après 16 jours d'hospitalisation. M. Theodorakis a obtenu un stimulateur cardiaque au Centre Médical d'Athènes (Athens Medical Center) et son état de santé cardiaque sera surveillé depuis son domicile, selon un rapport médical.